La Gare VIVEGNIS par G.Goosse
Mobilité
Documents : Jean-Marie Gilson, Georgy Lejeune, José Roy, Coll Jean-Philippe Dheure, Georges Goosse.
Ci-contre, la gare années 70
La gare de Vivegnis voit le jour le 1er mai 1865 pour le compte de la Compagnie du chemin de fer Liégeois-Limbourgeois. Elle constitue alors le terminus de la ligne venant de Hasselt (Ligne 34).
Pour acheminer les travailleurs venant du Limbourg, notamment. Et envoyer le charbon vers la Flandre.
La gare est le terminus de la ligne venant de Liers.
À cette époque, le train s'arrête à Vivegnis.
Pour rejoindre le centre de Liège ou la gare des Guillemins, les voyageurs devaient terminer leur trajet en calèche ou à pied. La gare dessert alors massivement les charbonnages et les industries métallurgiques du nord de la ville.
Pour rejoindre le centre de Liège ou la gare des Guillemins, les voyageurs devaient terminer leur trajet en calèche ou à pied. La gare dessert alors massivement les charbonnages et les industries métallurgiques du nord de la ville.
1er septembre 1877 : Après d'importants travaux de percement (quatre tunnels sous la ville, dont celui de Pierreuse), la ligne est prolongée vers Liège-Palais (Saint-Lambert), Jonfosse (Carré) et enfin Liège-Guillemins.
Vivegnis n'est plus un terminus mais devient une étape clé de la "petite ceinture" ferroviaire liégeoise
Face à l'expansion de la Ville de Liège, un service de trains urbains cadencés est mis en place entre Vivegnis et les Guillemins. C'est l'ancêtre du RER liégeois : une locomotive à vapeur légère et une ou deux voitures circulaient à haute fréquence pour transporter les ouvriers.
La gare Vivegnis deviendra progressivement un centre de marchandises.
Un vaste entrepôt de marchandises était accessible aux camions-livreurs du coté de la rue actuelle "des Haveurs".
Un vaste entrepôt de marchandises était accessible aux camions-livreurs du coté de la rue actuelle "des Haveurs".
On y installera aussi un gigantesque "car-wash" pour les trains.
La gare permet également le débarquement de chars et autre matériel militaire, pour participer notamment aux défilés dans les rues de la Ville.
Dans les années 60-70, avec l'expansion de l'automobile, le trafic voyageurs commence à s'essouffler.
Les activités de nettoyage et de garage des rames sont transférées à la gare de Liers.
Le plan de transport "IC-IR" de la SNCB, visant à rationaliser le réseau, condamne définitivement l'arrêt de Liège-Vivegnis. La gare ferme ses portes le le 3 juin 1984 et le bâtiment de surface finit par être démoli.
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Nous sommes en 2002,
et l'on parle de rouvrir l'arrêt...
Octobre 2021
Des travaux pour aménager des quais ?
Personne ne semble être au courant !
Février 2024
La Gare Vivegnis reste un mystère, une apparition attendue...
Nous avons exhumé une déclaration du Ministre des Transports en 2020 :
(Commission Mobilité du 22/09/2020) :
La SNCB rappelle que son offre suburbaine aussi appelée AnGeLiC, qui a été mise en place dans le plan de transport2017, n’est pas une alternative à l’offre de transport public existante mais bien une offre complémentaire, dans le but de proposer une offre intermodale complète de transports en commun. L’évolution de l’offre suburbaine dans un futur plan de transport s’intégrera, si besoin, en coopération avec la Région et la société de transport régionale si une vision globale des nœuds de mobilité sur la Région se faisait jour. Si les gares de Vivegnis et de Vennes ont bien été étudiées dans le cadre de l’étude AnGeLiC, les réouvertures n’ont jusqu’alors pas été validées par les organes de gestion de la SNCB et aucun projet de réouverture de gare n’existe au sein de l’entreprise à court terme.

Néanmoins une carte dans le dossier de présentation. Une carte dessinée "à-la-va-vite", sans légende précise. On peut comprendre qu'il s'agit du réseau SNCB. Il y a le mot "VIVEGNIS" à l'emplacement de l'ancienne gare...
On en tire les conclusions qu'on veut, sachant que la réouverture d'un point d'arrêt est dans les cartons depuis des dizaines d'année.